* « Ce long chemin parcourant cette chaîne de montagne: Les Pyrénées! »

Étape 1: « HENDAIA – DONIBANE GARAZI » (Hendaye – Saint Jean Pied de Port)

Cela faisait un bon nombre d’années que j’espérais pouvoir, un de ces quatre réaliser cette Traversée des Pyrénées. Cette montagne, que « La Vanille des Pyrénées » et moi, nous essayons de découvrir depuis tant d’années et aussi, vous la faire partager au travers de nos balades au Pays Basque, en Haut-Béarn et parfois un peu plus loin sur la Chaîne. Le projet avait été envisagé l’année dernière (2019) sur une vingtaine de jours en empruntant la route la plus directe, sillonnant entre la France et l’Espagne par ce même GR10 et son petit frère espagnol , le GR11. Cette éventualité aurait dû nous donner l’espoir de pouvoir respecter ce délai (d’une vingtaine de jours), par un tracé de 200 kilomètres de moins que la totalité du GR 10 qui en fait quant à lui, un peu plus de 850 kilomètres! Mes engagements professionnels et mes obligations familiales, ne nous ont malheureusement pas permis de mener à bien ce petit rêve montagnard. On espère qu’à la fin de ce récit, on pourra vous confirmer que c’était bien de « RECULER POUR MIEUX S’ÉMERVEILLER! »

Les engagements professionnels de 2020 ne nous laissaient pas non plus, en début d’année, entrevoir cette possibilité! Mais la situation sanitaire de ces derniers mois que nous avons tous connu et vécu, a entrainé pour nous de grosses modifications à nos prévisions d’encadrement. L’idée et le souhait de la reprogrammer pour cette année, a regermé et c’est en cette fin de mois de mai que nous avons décidé de débuter ce long chemin. Dans l’impossibilité de pouvoir envisager cette Traversée d’une seule traite, pour les mêmes raisons que l’année dernière, nous avons donc fait le choix de l’entreprendre par une succession de petits séjours, en espérant que ces derniers puissent nous conduire jusque Banyuls avant la fin de cet été 2020!

Ça y est! C’est en ce jour de l’Ascension (drôle de coïncidence!!) que nous nous faisons déposer à Hendaye pour poser nos premiers pas, nos premières impressions, nos premiers « Merci! », nos premiers « Au revoir! »… sur cette longue sente. Je vérifie mon sac, jette un regard admiratif sur la Grande Plage d’Hendaye, le Massif du Jaïzkibel et les Deux Jumeaux, et nous voilà en route dans les rues d’Hendaye pour ces premiers hectomètres, d’un parcours citadin mais très rapidement embelli par la quiétude de la Baie de Chigoundy en cette heure très matinale! Il n’y a que les « runneuses et runners » matinaux qui croiseront notre regard rempli de joie et de bonheur, à l’idée de débuter ce chemin!

Anou la zordi la! Parkoté Péi Bask anba laba! Dann mon tèt, antrin kroiz dé vwa! An natendan ékri pou zot zistwar la!*

*Nous voilà aujourd’hui ici! Du côté du Pays Basque en bas là-bas! Dans ma tête, des voix s’entrecroisent! En attendant de vous écrire cette histoire là!

Ces premiers kilomètres sur les hauteurs d’Hendaye et de Béhobie, nous permettent de prendre la dimension du long chemin qui est encore devant nous! Mais quel bonheur que de se savoir enfin sur celui-ci! Nous rejoignons assez rapidement « Biriatou », cette petite bourgade frontalière au pied de fleuve frontalier lui aussi « la Bidassoa », où nous venons quelques fois dans l’année pour conduire des groupes et des familles vers le Mont Calvaire, le sommet du Xoldokogaina et son magnifique lac… Nous manquerons pas malgré tout de se poser un instant afin d’admirer pour une énième fois les Massifs des Trois Couronnes (les Peñas de Haya) et du Jaïzkibel, au loin la somptueuse ville de Sansé* (Saint Sébastien ou encore Donostia en Basque!), le « Toit du Labourd » (La Rhune)… Il faut dire qu’il est difficile arrivé au sommet du « Xoldo » de ne pas rester contemplatif face à l’immensité des beautés de la nature tout azimut! Il est temps de reprendre notre route vers le Col d’Ibardin, ce col frontalier lui aussi, où les locaux et touristes viennent faire quelques emplettes dans ces nombreuses « ventas ». Ces établissements étaient à leurs premières heures destinés à la restauration. Leurs noms émanent du fait qu’ils proposaient également à la vente quelques produits de première nécessité. Les prix étant plus attractifs depuis très longtemps en Pays Basque Sud, ces établissements se sont transformés au fil du temps en de grands supermarchés, l’éventualité de pouvoir boire « una cerveza y comer algunas tapas* » (une bière et manger quelques tapas) est toujours possible!

Repassons la frontière de notre côté! Eh OUI, durant quelques hectomètres à ce col, nous sommes vraiment en ligne frontière. Le chemin doit nous mener vers le « Ziburrumendi » (La montagne de Ciboure) et sur les pentes de la montagne des Labourdins: La Rhune pour se poursuivre vers Sare, ce village où l’histoire de la contrebande n’a pas fait que d’être qu’une légende! Nous choisissons à « Intzola » de s’accorder un petit détour pour aller rendre visite à nos Dames: La Petite et on va dire la Grande Rhune! Il nous semblait impardonnable d’entamer par la Traversée du Pays Basque sans aller dire « bonjour » à « Larrun », ce sommet emblématique dominant le Labourd et la Côte d’Argent, et rendu célèbre entre autres, par l’Impératrice Eugénie de Montijo (épouse de Napoléon III) qui la gravit pour la première fois en 1859.

Soley fyne byen lévé! Lo kor la anvi d’bouzé. Rotrouv’ so bann sentié byen lémé. Pou rand’ mon lespri son lybèrté!*

*Le soleil est déjà bien haut dans le ciel! le corps n’a qu’une envie, c’est de se dégourdir. De retrouver ces sentiers tant appréciés. Afin de rendre à mon esprit sa liberté!

Encore un beau moment de contemplation là-haut et un bon « Fanta » pour se redonner un peu de sucre et de force, nous voilà en direction de Sare! Nous ne voyons pas cette journée défilée mais OUI, le temps passe et nous sommes presque au bout de cette première journée! Les quelques heures devant nous, nous permettent malgré tout de rejoindre le « Pont du Diable », ce magnifique petit coin de bivouac non loin de « Dantcharria » et du village d’Aïnhoa. Nous aurions pu rejoindre ce dernier mais la quiétude du lieu, ses possibilités de bivouac et sa proximité avec la « Nivelle », ne nous font pas hésiter longtemps pour y passer la nuit et surtout prendre un bon bain dans la rivière. Au réveil, le corps et les muscles engourdis, nul doute! On s’est bien accordé une TRÈS BELLE et LONGUE ÉTAPE hier! Il faudra dorénavant ne pas se laisser griser par ces découvertes et redécouvertes, si on souhaite atteindre notre destination espérée pour ce premier séjour sur cette MAGNIFIQUE Traversée du Pays Basque, dans un premier temps! Nous devons reprendre notre chemin, c’est vers Aïnhoa très rapidement, puis vers le Col des Trois Croix que nous allons poursuivre notre périple durant cette deuxième matinée. La météo nous offre son sourire comme la veille, le temps est très ensoleillé et chaud, on ne va pas s’en plaindre, mais il va falloir bien s’hydrater et veiller à ses efforts!

Rienk bana mèm i gainy dyr, Si tèrla in bonpé souvnyr! Bana mèm i koné par isi lavnyr. Antouka par isi nou espèr zot nora lo souryr!*

*Il n’y a bien qu’eux qui peuvent le dire, (les anciens qui sont passés et repassés par là!) Si à cet endroit, beaucoup de souvenirs! Eux mêmes savent ici l’avenir. En tout cas, ici nous espérons que vous aurez toutes et tous le sourire!

Arrivé proche du Col de Zuharretako, l’envie ne manque pas d’aller photographier ce beau et grand « Ikurrina » (drapeau basque) au sommet du Mondarrain. La couverture nuageuse a rapidement gagné les hauteurs et le sommet y est pris, nous décidons donc de poursuivre notre route vers le « Col des Veaux et de Mehatse », en espérant que les « Peñas d’Itchusi » sauront nous accorder de superbes ballets aériens avec ce haut lieu de nidification du Vautour fauve, à l’échelle européenne! La descente via le « Col d’Espalza » n’est pas des plus faciles avant d’arriver à Bidarraï et sur ses hauteurs, où nous souhaitons y passer notre deuxième nuit. La nuit sera fraîche et humide, et c’est un peu pour ces raisons qu’au réveil, le camp est vite fait plié pour se mettre rapidement en marche vers cette difficulté notable qu’est le Pic et les Crêtes d’Iparla. J’avais un peu oublié d’ailleurs la difficulté de cette montée, surtout par ce jour où mon sac n’est pas des plus légers! C’est un point sur lequel je devrai retravailler pour la suite, on emporte toujours des affaires qui ne quittent pas beaucoup voire pas du tout le sac! Sachez que ce Pic d’Iparla est le premier 1000 mètres (1044m) en venant de la Côte Atlantique, et ses crêtes ou falaises (ça dépend comment on le voit ou qu’on l’interprète!) sont d’une beauté indéfinissable mais aussi très aérienne. Elles sont certainement parmi les plus beaux sites de randonnée du Pays Basque Nord. Si vous choisissez cette région atypique, que je vous recommande d’ailleurs, comme future destination de vacances. Adeptes de la randonnée vous ne serez pas déçus d’aller traîner par là-haut, par une belle journée!

Nou la mont’ la Krèt « Iparla ». Mwin té fyne oublyé koman té i grimp’ tèrla! A li lé dyr baya! Sirtou ek gro sak la! Tipa tipa na rozwinn dovan laba!*

*On a monté la Crête d’Iparla. J’avais déjà oublié comment ça grimpait à cet endroit! Ah qu’elle est dure mon gars! Surtout avec ce gros sac là! Petit pas à petit pas on rejoindra devant là-bas!

Arrivé au sommet d’Iparla, une petite photo pour attraper un petit souvenir et nous ne tardons pas à reprendre notre route vers le Col d’Harrieta où nous avons prévu d’amorcer notre descente vers Saint Étienne de Baïgorri. Ce n’est pas la trace du GR10, mais nous souhaitons cette petite virgule par Urdoz où nous savons que nous allons rencontrer une quiétude complète dans cette descente! Nous étions déjà descendu par là lors d’une édition de l’Euskal Trail et j’avais le souvenir de ce sentier ramenant à Sainté juste au-dessus du village d’Urdoz. Juste au dessus de ce même village, nous décidons de nous arrêter pour la pause « repas » et surtout pour sortir les pieds de ses baskets car les crevasses dues aux pieds mouillés depuis le début de la journée, commencent à se faire douloureusement ressentir. Un repas sur le pouce et un petit café, question de se réchauffer un peu! Cette bruine, certes légère depuis ce matin est bien pénétrante! Allez, il ne reste plus grand chose jusque Sainté où nous pensons faire une pause et peut être manger un petit quelque chose dans une boulangerie… Hum! je me languis déjà de ce gâteau basque! C’était omettre que le sentier que j’avais emprunté durant l’Euskal était complètement anéanti par les ronces et les aubépines. Je n’ai franchement pas envie de faire le sanglier! Nous décidons donc de poursuivre par la route pour être sûr, jusque la D948. Il est impensable de remonter jusqu’au Col d’Harrieta pour reprendre le GR10! Dans tout ça, quelques heures de perdu et nous arrivons à Baïgorri, en fin de journée. Le temps toujours maussade m’incite pas à reprendre notre progression vers l’Oïlandoï et le Munhoa. Au vu de la météo, je préfère me caler à côté des toilettes publics du village offrant un coin où dormir au sec et surtout faire sécher un peu les affaires. Cette nuit sera réparatrice et bienfaisante et c’est à une heure assez matinale que nous reprenons notre gros baluchon en direction de Donibane Garazi (Saint Jean Pied de Port).

La caz lé la! Pa an lèrba mé si mon do. Li donn’ aou traka… Mé tank lé bo. Nou kont pa! Alor nou tyenbo!!*

*La maison est là! Pas là-haut mais sur mon dos. Elle nous donne du tracas…Mais tant que c’est beau. On ne compte pas! Alors on résiste avec force!!

C’est aux aurores que nous traversons « Baigorri », pas un chat, pas un bruit, et nous voilà rapidement sur ses hauteurs et les jambes de l’Oïlandoï. Les sonorités matinales de la nature sont extraordinaires, c’est là qu’on entend le mieux le réveil des oiseaux, que l’on peut encore surprendre le renardeau dans sa quête de fin de nuit… La rosée et l’humidité de la veille, nous réveille bien les pieds également! Je crois que c’est la chose que j’aime le moins de toute cette quiétude matinale. Très rapidement les pieds sont trempés et les débuts de crevasses de la veille ne mettent pas longtemps eux aussi à se réveiller! Bref, il faut avancer! « Ti lamp, ti lamp »(Petit pas à petit pas), nous rejoignons Le Munhoa et dans la brume et cette humidité persistante, j’aime personnellement ces escapades solitaires, seul avec soi même avec le seul bruit de la nature et ces interpellations que tes yeux cherchent tout de suite à mettre une image dessus! Les bruits d’un départ furtif d’un oiseau et son cri d’alarme, leurs chants si poussifs en cette période nuptiale pour eux, l’aboiement d’un isard qui me dit « Pourquoi est tu là de si bon matin? » (Eh OUI! J’anticipe mais nous nous sommes vus un matin et parlé, ce sera un peu plus loin dans ce récit que j’aurai l’occasion de vous en parler si d’ici là je ne zappe pas cet excellent moment de montagne! JE NE PENSE PAS!!)

La fami lé la! Nou la fyne pétèt oublyé ke nout tout’ néna son PAPA!! Ali mèm i mont lo somin po ke nout tout’ i gainy war dovan laba, li sava, in not i arvyen prann son plas par laba! Li lé touzour odesi konm BOUK la! Si ali res tèrla, bana pa pèr ti boug « amwin mèm i ariv’ dovan zot laba!!*

*La famille est là! On déjà peut être oublié que nous avons tous notre PAPA!! (Celui qui dans chaque famille surveille et dirige le troupeau) C’est lui même qui montre le chemin pour que nous tous nous puissions voir le chemin devant, il part (le décès malheureusement et inévitablement), un autre viendra prendre sa place la vie les siècles passant! Elle/Il est toujours au dessus comme ce BOUC là! Si elle ou lui reste planté là devant nous, le reste de la fratrie n’a pas peur de cet homme « moi-même qui arrive face à eux devant là-bas!! Une pensée à nos patriarches dans le vieux sens du terme, qu’ils soient homme ou femme, je trouve personnellement que nos sociétés modernes ont délibérément tué cet héritage tellement important pour toutes générations que la plupart de ces brebis que nous sommes sont égarées de ce qui avait été bien transmis jusqu’à peu! Espérons que les générations futures retrouveront cet héritage perdu et reviendront à des choses bien plus fondamentales même si nous devons continuer à avancer avec cette modernité, cette fausse intelligence qui nous conduit petit à petit à notre fin. Peut être est-ce là notre DESTINÉE!

Une douleur s’est réveillée derrière le genou droit depuis la veille, à froid, elle se fait ressentir comme un début de tendinite mais à chaud, ça va beaucoup mieux! On va descendre tranquillement jusque « Donibane Garazi » (Saint Jean Pied de Port) et on avisera la suite là-bas. C’est après une longue descente que nous arrivons à Lasse, quelques kilomètres sur le « macadam » (c’est aussi ça le GR 10, des portions goudronnées parfois, pour rejoindre et quitter les villes et villages « ÉTAPE ») pour traverser dans un premier temps « Uhart-Cize » et arrivé à « Donibane »! Ça fait quelques jours que j’ai envie de ce gâteau basque (« Etxeko Bixbotxa » en basque) et je ne me fais pas prier pour en prendre une part dans la boulangerie située à proximité de la porte Ouest des remparts fortifiés de la ville. À froid, la douleur derrière le genou est fortement présente et me fait même boitiller! Je prends le temps de la réflexion et je n’y mets pas longtemps à la prendre: ma saison professionnelle, après cette longue trêve forcée va reprendre, il est hors de question de la débuter avec une « épine » derrière la jambe. Je décide donc de m’arrêter là pour ce premier tronçon, il est temps de se reposer un peu, nous avons bien profiter, bien voyager et bien avancer durant ces quelques jours et l’été est encore long pour profiter de ce long chemin! J’appelle Toto, mon POTE créole de Labenne pour savoir s’il est en mesure de venir me récupérer à « Garazi ». Nous prenons le temps d’une petite pause ensoleillée jusqu’à son arrivée, dans l’aire gazonnée jouxtant la Porte Ouest! Le rendez-Vous est donné (dans ma tête) à dans quelques semaines pour la poursuite de cette si belle aventure, soit seul, mais personnellement j’aime ces moments de solitude avec moi même et la « NATURE » où nous échangeons nos sentiments, nos difficultés, nos regards… sans jugement, à priori… un tel luxe dans ce monde d’aujourd’hui!

Desizyon dyr po prann, ali mèm i fé aprann, i fé conprann, lo bon somin, lo bon voi, lo bon soi…pou entreprann! Ali mèm i fo pa atann, parse ali mèm i fé kou gainy arprann!*

*Décisions dures à prendre, ce sont par elles-même que nous apprenons, que nous relativisons et comprenons, les bons chemins, les bonnes voies/voix, les bons choix… pour entreprendre! Ce sont elles-mêmes qui font que tu puisses poursuivre ton chemin quel qu’il soit!

Étape 2: « DONIBANE GARAZI – LA PEYRE DE SENT MARTIN » (Saint Jean Pied de Port – La Pierre Saint Martin)

Ce créneau est inespéré en ce début du mois de juin, il sera pas long mais il va nous permettre de poursuivre un bout de ce chemin encore plus loin sur la Chaîne! Toto encore une fois (MILLE MERCIS à toi!) me dépose avant sa longue journée de boulot à « Donibane », un luxe car je suis seul à déambuler sur grande artère traversant Saint Jean Pied de Port avant de « breaker » à droite en direction de « Çaro » et un peu plus loin d' »Esterençuby ». J’avais jusque là très peu fréquenté ces petites bourgades jouxtant « Donibane », et je suis étonné de voir cette tradition qu’on retrouve beaucoup en Navarre quant à la forme donnée par les pierres de taille en grés roses sur la façade principale de l »Etxe » (la Maison, tellement plein d’histoires et de traditions ici au Pays Basque!): une forme de bouteille entourant la porte d’entrée et remontant au dessus de celle-ci jusqu’en dessous de la toiture. Rapidement nous allons rejoindre les hauteurs de cette autre bourgade pour aller rejoindre le début de la difficile montée au pied de la « Borda Intzarazki » (bergerie) et sortir au Col d’Irau. La pose déjeuner se fera ici sur ce col « reposoir », les bêtes, ici les « Manechs » à tête noire et rousse (race atypique du Pays Basque, il y aurait plus ancestrale qu’on appelle ici la « Sasi Ardia » (brebis des broussailles) ou encore la « Gorri Ttipia »( la Petite Manech),elle en serait à leurs origines!

Pat Nwar, Pat Gardyen Volkan, sa mèm mon terin! Péi la mon rin! Ali mèm mwin la bezwin! In Manech parolèr!*

*À pattes noires, à pattes rousses, là est mon terrain! C’est bien ce pays (le Pays Basque) mon lien de sang, mon support vital et moral!